La vérité n’existe pas

Less is more ? Less is a bore ? 5 points de l’architecture moderne ? Yes is more ? Ilot ouvert ? Plan organique ? Forme-fonction ? Tout dans l’enveloppe ? Penser l’espace vide d’abord ? Silence et lumière ? Solidité-utilité-beauté ?

Du Corbu à BIG, de Kahn à Nervi, de Koolhaas à MVRDV, de Scarpa à Holl, de Nouvel à Herzog & de Meuron, de Mies van der Rohe à Berger, de Ban à Murcutt, de Violet-le-Duc à Perret, de Gropius à Zumthor, sans oublier Vitruve (difficile de citer tous les maîtres d’hier ou d’aujourd’hui, théoriciens ou praticiens)… nombreuses sont les pistes pour s’inventer un langage ou continuer d’explorer une voie ouverte.

Y’en a-t-il une qui surpasse les autres ? Certainement pas. Ensemble, elles constituent un creuset culturel qui incite à réfléchir.

Cela signifie-t-il que nous sommes prêts à tout et n’importe quoi ? Non. Et en tout cas, pas tout en même temps ! Notre expérience, certes modeste, nous a appris à faire des choix pour mener à bien une opération. Choisir, c’est renoncer à vouloir tout dire en un seul projet, même quand on est a priori ouvert à toute solution. Choisir, c’est isoler un ou quelques élément(s) de la cacophonie des idées et du monde, pour donner une identité à un projet.

Pour une architecture évidente

Un bon projet contient sa propre clé de déchiffrage. Pas besoin de texte explicatif. Par un élément architectural fort, un parti d’organisation spatiale assumé, un signal qui fait sens, un principe tectonique intelligible ou une logique conceptuelle radicale, le projet se laisse découvrir et comprendre instinctivement. C’est un premier pas vers une possible émotion.

Pour une architecture durable

Nous voulons que notre architecture participe au développement humain de façon soutenable, en ciblant certains aspects que nous pensons maîtriser. Mais c’est avec méfiance que nous employons le terme générique durable, ou l’expression développement durable. D’une part, l’architecte ne peut prétendre pouvoir agir sur toutes les composantes du développement. D’autre part, cette expression est trop souvent réduite à une accroche marketing sans que l’architecture soit aussi efficiente qu’annoncé. La multitude de labels et démarches dits environnementaux ne se substituera pas au seul vrai moteur qui devrait animer l’architecte à notre sens : l’amour de la Terre, la foi en l’Homme, l’ambition d’un équilibre retrouvé entre homme et nature. L’architecte n’agit pas en gestionnaire et ne se satisfait pas de calculs performantiels théoriques. Il tente d’agir en citoyen lucide, et s’intéresse à l’essence des choses de ce monde.

Une architecture tournée vers le Tiers-paysage ?

Voir ici la réflexion, synthétisée, menée pour le diplôme Dangin-Dessapt-Védrinne-Spérandio. Elle guide encore aujourd’hui l’activité de l’agence.

Plus de détail sur la notion de Tiers-paysage de Gilles Clément ici.

Une architecture à l’impact écologique 0

Centrons-nous déjà sur la question bioclimatique, la mise en oeuvre de matériaux sains, le montage de filières courtes et locales, la valorisation de métiers et de compétences qui assurent une certaine cohésion et une certaine équité sociales. Parlons aussi de la notion de confort dans nos pays occidentaux, en particulier de la régulation de la température intérieure de nos lieux de vie, de l’usage de l’eau et de l’éclairage, ou de la relation entre intérieur et extérieur. Voilà des points concrets qui changeront vraisemblablement la donne dans les prochaines décennies.

A nouveau ici la réflexion menée pour le diplôme Dangin-Dessapt-Védrinne-Spérandio.

Des hommes, des outils, des méthodes

Nous nous intéressons en permanence aux outils et aux méthodes de travail que nous utilisons ou développons en tant que concepteurs, mais aussi à ceux des entreprises et des fabricants de matériaux. Comment produire mieux ? Comment dégager du temps ? Comment lutter contre la fragmentation des tâches et le manque de recul sur notre façon de programmer et construire ?

Fiche idées du collectif
Fiche qualité globale