RT 2012 : le Bbio

A venir, quelques liens et commentaires. La RT 2012 ne fait pas peur, dans la mesure où l’on sait déjà faire du THPE EnR et du BBC. Ce qui va bientôt nous intéresser, c’est le BEPOS pour 2020 !

En attendant, il est peut être temps de s’interroger sur les moyens qui permettent d’atteindre de tels niveaux de performances, et sur ce qu’on écarte de la réflexion à force de se focaliser sur la thermique.

Par exemple, quel sens à construire une maison individuelle BBC dans un lotissement en tirant des réseaux sur des kilomètres, avec des fenêtres en PVC émettant du méthanal (formaldéhyde), 100 m2 de revêtement de sol synthétique dont l’écobilan est loin d’être bon même pour le linoléum ou le caoutchouc, des meubles en panneaux plaqués de stratifié pleins de résine phénolique et de mélamine, 70 m3 de laine minérale produite à plus de 200 km et à haute température, des panneaux de façade qu’on ne sait pas recycler, et un toit-terrasse recouvert d’une membrane (polyoléfine ou polyisobutylène dans le meilleur des cas) ?

Que dire au contraire d’une maison en pierre locale, mortier de chaux aérienne, ossature bois, bardage bois d’une essence classe 3 sans traitement, avec des planchers et menuiseries en bois (tous les bois étant non étuvés et non séchés artificiellement), de la ouate de cellulose, de la terre cuite au sol, et une toiture en zinc, bois ou ardoise ? Sa surface serait réduite astucieusement à 90 m2 et couplée éventuellement à d’autres maisons, au coeur d’une ville ou d’un village… où les PME ne demanderaient qu’à s’implanter. On sent qu’on est sur une piste à la fois subversive et prometteuse. Et on n’a pas encore parlé, de façon chiffrée et labellisée, de ses qualités thermiques pourtant bien réelles !

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